Enquête sur le choix de l’hypnotique utilisé à l’induction des césariennes sous anesthésie générale

Mis en ligne le 13 novembre 2018
Enquêtes SFAR

Cher.e.s collègues,

Vous avez été 932 à répondre à notre enquête sur le choix de l’hypnotique utilisé à l’induction d’une césarienne sous anesthésie générale, et nous vous en remercions. L’ensemble de vos réponses est en cours d’analyse et fera l’objet d’une publication et d’un mémoire de DES, mais nous tenions à vous faire parvenir au plus tôt un aperçu de quelques-uns des résultats.

Parmi les répondants, plus de la moitié (51,7%) a plus de 10 années d’expérience post DES et 49,9% a déclaré effectuer plus de 5 césariennes sous anesthésie générale par an.

En dehors de comorbidité contre-indiquant l’utilisation d’un agent d’induction dépresseur cardio-vasculaire, le médicament d’induction de choix des répondants est le propofol dans 46% des cas, le thiopental dans 23% des cas et l’un ou l’autre dans 31% des cas (cf figure 1).

Figure 1 : hypnotique utilisé préférentiellement à l’induction d’une césarienne sous AG

A noter qu’un plateau d’induction préparé est présent dans plus de 80% des blocs obstétricaux des anesthésistes répondants, et que 8,7% des répondants déclare avoir uniquement accès au propofol.

Les 3 principales raisons évoquées pour favoriser le propofol sont :

1. Une meilleure connaissance du produit (75,4%)

2. La tolérance maternelle (56%)

3. La tolérance néonatale (37,2%)

 

Les 3 principales raisons évoquées pour favoriser le thiopental sont :

1. Les recommandations (61,3%)

2. La tolérance maternelle (30,4%)

3. L’AMM (26,2%)

 

24,4% des anesthésistes répondants déclare ne jamais utiliser de propofol pour induire une anesthésie générale pour césarienne, avec comme raisons principales évoquées :

1. Les recommandations (33,3%)

2. L’absence d’AMM (26,8%)

3. Le protocole du service (24,1%)

 

Enfin, 45,9% des anesthésistes répondants déclare ne jamais utiliser de thiopental pour induire une anesthésie générale pour césarienne, avec comme raisons principales évoquées :

1.Une mauvaise maitrise (28,3%)

2.La tolérance maternelle (26,4%)

3.La non disponibilité (15,2%)

 

Dr Stéphanie SIGAUT
Praticien Hospitalier, service d’Anesthésie Réanimation
Hôpital Beaujon – Hôpitaux Universitaires Paris Nord Val de Seine