Stratégie du remplissage vasculaire périopératoire

Titre en anglais: Guidelines for perioperative haemodynamic optimization1442414915_vector_65_ENGLISH

RFE SFAR
1442414915_vector_65_132012 – Dernière version à jour
Source(s) : Site SFAR
Référence de la publication :

  • Version Française: Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation 32 (2013) 454–462
  • Version Anglaise: Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation 32 (2013) e151–e158

 

Résumé / Conclusion :
L’objectif de ces recommandations était de faire le point sur les pratiques de remplissage vasculaire (RV) périopératoire ayant démontré un bénéfice pour les patients, afin de les utiliser en pratique quotidienne.
Chez les patients chirurgicaux considérés « à haut risque », il est recommandé de titrer le RV peropératoire en se guidant sur une mesure du volume d’éjection systolique (VES) dans le but de réduire la morbidité postopératoire, la durée de séjour hospitalier, et le délai de reprise d’une alimentation orale des patients de chirurgie digestive. Il est recommandé de réévaluer régulièrement le VES et son augmentation (ou non) en réponse à une épreuve de RV, en particulier lors des séquences d’instabilité hémodynamique afin de s’assurer de la pertinence de cette thérapeutique.
Au cours de la chirurgie « mineure », pour diminuer l’incidence des nausées, des vomissements, le recours aux antiémétiques et la prescription de morphine postopératoire, il est probablement recommandé d’administrer au moins 15 mL/ kg de cristalloïdes pour les gestes les plus courts, et de 20 à 30 mL/kg pour les gestes de une à deux heures.
Chez l’enfant et le nouveau-né, sans comorbidité associée, il est recommandé d’assurer un apport de base hydro- électrolytique et glucidique en respectant la règle des « 4-2- 1 » avec une solution saline isotonique glucosée à 1 % chez l’enfant et le nourrisson, et glucosée à 10 % chez le nouveau-né. Au-delà d’un âge de 10 ans et/ou d’un poids de 30–40 kg, les particularités physiologiques pédiatriques deviennent moins importantes ; les recommandations adultes devraient alors pouvoir être appliquées.
Sommaire – Table des matières :

  1. Un remplissage guidé par la mesure du volume d’éjection systolique (VES) permet-il de diminuer la morbidité post- opératoire et la durée de séjour ?
  2. Faut-il interrompre le remplissage en l’absence d’augmentation du VES ?
  3. Faut-il réévaluer régulièrement le VES ?
  4. L’administration supplémentaire de cristalloïdes permet-elle la diminution des nausées et vomisse- ments postopératoires chez les patients bénéficiant d’une chirurgie mineure ?
  5. Le remplissage vasculaire systématique diminue-t-il le risque d’hypotension lors de l’installation d’une analgésie péridurale au cours du travail obstétrical ?
  6. Un préremplissage vasculaire systématique par cristalloïde diminue-t-il le risque d’hypotension lors de l’installation d’une anesthésie rachidienne pour césarienne ?
  7. L’association d’un remplissage vasculaire par cristalloïde et de l’administration d’un vasoconstricteur diminue-t-elle le risque d’hypotension maternelle lors de l’installation d’une anesthésie rachidienne pour césarienne ?
  8. L’administration d’un hydroxyéthylamidon apporte- t-elle un bénéfice au cours de la prééclampsie ?
  9. Chez les patients allergiques à une substance autre que les colloïdes, l’administration d’un colloïde est-elle envisageable ?
  10. Chez les patients allergiques à un colloïde, l’administration d’un colloïde d’une autre classe est-elle envisageable ?
  11. Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale, l’administration d’un Hydroxyl Ethyl Amidon est-elle envisageable ?
  12. Chez les patients en état de mort encéphalique, quel type de solutés administrer dans le contexte de la greffe rénale ?
  13. Quelles sont les précautions particulières pour l’administration des Hydroxyl Ethyl Amidon en cas de coagulopathie ?
  14. Quel soluté utiliser chez le patient cérébrolésé ?
  15. Quelle stratégie de remplissage utiliser en pédiatrie ?
Auteur(s) : B. Vallet, Y. Blanloeil, B. Cholley, G. Orliaguet, S. Pierre, B. Tavernier
Groupe de travail:

  • COMITÉ D’ORGANISATION: Benoit Vallet, Yvonnick Blanloeil, Bernard Cholley, Gilles Orliaguet, Sébastien Pierre et Benoit Tavernier
  • GROUPES DE TRAVAIL
    • Quel outil de monitorage pour guider le remplissage vasculaire au bloc opératoire ? Olivier Collange, Olivier Desebbe, Jacques Duranteau, Ivan Philip, Benoit Vallet
    • Quelle stratégie en chirurgie mineure ? Karim Asehnoune, Mathieu Biais, Benoit Tavernier
    • Quelle stratégie en chirurgie majeure ? Jean-Luc Fellahi, Dan Longrois, Gilles Lebuffe, Emmanuel Futier, Bernard Cholley
    • Quels sont les contextes particuliers à connaître ? Pascale Dewaechter, Anne Godier, Olivier Joannes-Boyau, Frederic. J. Mercier, Alexandre Mignon, Yves Ozier, Lionel Velly, Yvonnick Blanloeil
    • Quelles spécificités pédiatriques à appréhender ? Souhayl Dahmani, Corinne Lejus, Eric Wodey, Gilles Orliaguet
  • Chargés de bibliographie: Adrien Bouglé, Grégory Dubar, Talna Kortchinsky